Le nucléaire au rendez-vous des enjeux du débat national | Les emplois dans les Yvelines

Publié le 21 décembre 2019 - Mis à jour le 21 avril 2022

Les emplois dans le nucléaire : d’abord au sein des grands groupes du domaine comme EDF, Framatome, Orano (ex Areva NP), CEA, IRSN, ANDRA, puis au sein d’entreprises de taille plus ou moins grande d’ingénierie et d’étude, de fabrication de matériels, de génie civil, etc. Des organismes de recherches sont également impliqués comme le CNRS.

Plusieurs acteurs institutionnels contrôlent les activités nucléaires comme la direction générale de l’énergie et du climat et la direction générale de la prévention des risques au sein du ministère en charge de l’énergie et l’Autorité de sûreté nucléaire.Cela implique des emplois répartis sur tout le territoire, au niveau des organismes administratifs, des sièges des sociétés industrielles et surtout de leurs installations comme les centrales nucléaires.

A l’occasion de la signature du contrat stratégique de la filière nucléaire pour la période 2019-2022 en janvier dernier, entre la filière nucléaire et l’Etat, il a été remarqué que celle-ci regroupe 2600 entreprises, dont plus de 80% de TPE-PME. Plus de 50% d’entre elles  ont une activité à l’export. La filière totalise 220 000 emplois directs et indirects et elle constitue ainsi la troisième filière industrielle française, avec l’Automobile et l’Aéronautique.

Il convient de constater que ces emplois sont durables compte tenu que dans le domaine énergétique et notamment nucléaire, les évolutions dans le temps sont lentes par suite des investissements élevés. La plupart des ces emplois sont souvent très techniques et qualifiés.

On se pose alors la question de l’importance de l’emploi dans le domaine de l’énergie nucléaire dans notre département des Yvelines. Celui-ci n’est pas au demeurant connu pour abriter une activité nucléaire notable alors que l’Essonne possède le centre d’études nucléaire du CEA à Saclay et l’accélérateur de particules du CNRS à Orsay.

On observe cependant quatre pôles géographiques où s’exerce une activité liée à l’énergie nucléaire :

  • Saint-Quentin-en-Yvelines avec le groupe Orano et ses filiales,
  • Chatou avec des départements de la direction recherche et développement d’EDF,
  • Le Vésinet avec des services de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN).
  • Buchelay près de Mantes avec la nouvelle implantation de Sulzer Pompes France.

Cela représente environ près de 2 000 emplois directs auxquels on peut ajouter 1 000 emplois indirects. Ces 3 000 emplois sont à comparer aux 533 000 emplois recensés en 2015 dans le département (statistiques INSEE https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=DEP-78). L’activité nucléaire n’est donc pas négligeable dans les Yvelines.

On a également examiné les emplois induits par le domaine médical utilisant les techniques nucléaires, c’est-à-dire la médecine nucléaire (utilisant des sources radioactives non scellées par injection de produits radioactifs pour le diagnostic in vivo ou scintigraphie, l’imagerie fonctionnelle, la radiothérapie interne et le diagnostic in vitro) et la radiothérapie externe. En outre il faut ajouter les emplois de deux entreprises qui fournissent matériels et produits radioactifs pour la médecine nucléaire. Il s’agit de :

  • General Electric Medical France (GE Healthcare) à Buc,
  • et Medisystem à Guyancourt.

On peut estimer a plus de 300 personnes impliquées dans ces activités soit 450 emplois directs et indirects.